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Atlético de Madrid: La passion ‘colchonera’

[otw_is sidebar=otw-sidebar-1]Au-delà des repères propres à chaque quartier, tout le monde à Madrid sait qu’en descendant de la station de métro Pirámides, on est d’emblée plongé en plein fief de l’Atlético de Madrid. À pied, cinq minutes à peine suffisent pour couvrir la distance séparant ladite station du stade Vicente Calderon, et le jour du match, l’ambiance autour de ce temple du foot est indescriptible. Je garde personnellement un souvenir impérissable de mes relations avec les responsables de ce club. Pour les besoins d’un film sur la Perla Negra Larbi Benbarek, réalisé par Driss Mrini, et en compagnie de ce dernier, nous avons été reçus en 2009 avec tous les honneurs par le directeur du musée du club qui s’est empressé de mettre à notre disposition les archives du club et le conseil des anciens pour faciliter notre tâche. Sans parler de la visite guidée du musée et des installations de cette grande institution. On se mobilise tous azimuts pour honorer la mémoire des gloires. C’est ça, un grand club.

Une fois que la relation de confiance et de cordialité s’est établie, le directeur du musée nous avait offert une entrée VIP pour assister à un match comptant pour la dernière journée de la Liga. C’était un match Atlético de Madrid- Alméria, et ce qui était en jeu était ni plus ni moins qu’une place qualificative pour la Ligue des Champions. Pari réussi! Les Colchoneros ont remporté le match haut la main – 3 à 0-  avec un doublé de l’Uruguayen Diego Forlan, vedette du club à l’époque.

De retour au Maroc, j’ai eu le privilège d’interpréter le rôle de président de l’Atlético de Madrid, fin des années 1940, période à la quelle, la Perla Negra Larbi Benbarek brillait de mille feux. Pourquoi en parler? Tout simplement pour rendre un vibrant hommage à un club hors du commun qui a su, avec des moyens trois fois inférieurs à ceux du Réal Madrid et du Barça, rivaliser avantageusement avec ces deux géants du foot espagnol et européen. Une Liga, une coupe d’Espagne, deux finales de Ligue des Champions au cours des trois dernières années, pour un club qui n’est classé que 15ième à l’échelle européenne en termes de budget. Presque un miracle.

Atlééééééééééééééééti!

Diego Simeone: Une empreinte indélébile. www.worldfootball.
Diego Simeone: Une empreinte indélébile. www.worldfootball.

Dans les gradins, souvent pleins à craquer, la communion entre public et joueurs donne la chair de poule. Sous l’effet enivrant de quelques San Miguel bien fraîches, ingurgitées dans l’enceinte du stade, le spectacle est assuré! Atléééééééééééti! Atléééééééééééééééti! Voilà le cri de guerre scandé par le public du club rojiblanco qui ne se lasse pas une seconde même quand les choses tournent mal. Et puis, comment ne pas avoir une pensée pour Diego Simeone, alias El Cholo qui a fait de l’Atlético un grand d’Europe à base de Pundonor – amour propre, ou point d’honneur -, alors qu’il y a quelques années à peine le club se morfondait dans la moitié du classement, considérant comme positive une place qualificative pour la Ligue Europa.

Le changement est donc immense, même si la méthode Simeone ne fait pas l’unanimité. Pour certains observateurs, le côté esthétique se fait rare dans le jeu de l’Atlético. Ce à quoi Simeone répond que sans MSN – Messi, Suarez et Neymar -, et sans BBC – Bale, Benzema et Cristiano Ronaldo -, il doit composer avec les moyens de bord. Et visiblement, ça marche!

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Harakat Ismail

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