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Maroc-Mondial 2026: La bonne candidature

Image: YouTube
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Ainsi donc, le Maroc a décidé de présenter encore une fois sa candidature pour organiser la Coupe du monde de 2026. Contrairement aux précédentes tentatives, celle d’aujourd’hui a toutes les chances d’être menée avec succès. Il ne sera plus question de maquettes, d’infrastructures hôtelières modestes, de réseau autoroutier presque inexistant ou de services amateurs. Entre les deux premières candidatures, celles de 1994 et de 1998 et celle d’aujourd’hui, le Maroc a considérablement évolué. Rien que sur le plan sportif, il est passé de deux stades, c’est à dire les complexes Mohammed V et Moulay Abdallah à six et même sept en comptant le futur stade de Tit Mellil. Avec tout ce qui a été fait en termes d’infrastructures multisectorielles au cours des quinze dernières années, le Maroc ne présentera pas des maquettes mais des réalisations concrètes comme cela sied à tout candidat crédible.

Ralliement

Il urge maintenant de rallier le maximum d’appuis à cette candidature en commençant par l’Afrique et l’Asie et pas seulement  les pays ayant  droit de vote au sein de ces deux confédérations. Il faut aussi compter sur l’appui de certaines puissances du foot dont l’Espagne ou la France qui auraient davantage intérêt à ce qu’une telle manifestation se tienne au Maroc plutôt qu’aux États-Unis ou au Canada par exemple. Sans oublier les appuis à chercher dans le monde arabe, sphère naturelle boudée par le Maroc, mais qui peut peser lourd au moment de mobiliser les lobbys. Le Maroc a des chances, mais il devra composer avec la candidature États-Unis-Canada qui semble imbattable en termes d’infrastructures à tous les niveaux. Le Maroc compte un certain avantage par rapport aux candidats nord-américains. D’abord, il y a les quatre tentatives antérieures et surtout, le fait que les États-Unis aient organisé l’édition de 1994… justement après avoir battu le Maroc de justesse.

Il faut travailler également sur des aspects extra-sportifs et qui peuvent peser lourd au moment du verdict. Par exemple, donner un tour de vis aux pratiques de certains chauffeurs de taxis qui trouvent toute sorte de combine pour appliquer des tarifs autres que ceux indiqués par le compteur, mener des actions fermes contre tous ceux qui auraient des velléités de harceler les femmes, lutter contre la criminalité avec la même intransigeance qu’on lutte contre le terrorisme. Bref, réunir les conditions pour que le public de la Coupe du monde, advenant son attribution au Maroc, se sente en sécurité. Le pari n’est pas gagné, mais rien ne doit être laissé au hasard pour séduire la FIFA.

Le verdict va tomber avant l’édition de 2018 qui se tiendra en Russie. Préparons-nous en conséquence et apprenons de nos erreurs!

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