Sociéte

Médiocrité: Une culture consacrée

[otw_is sidebar=otw-sidebar-11]Avec la médiocrité, le jeune marocain compétent est soumis à l’arbitraire, c’est-à-dire à la force et à la répression. Au Maroc, plus tu es médiocre et effacé, et plus tu es promu mais la question qui se pose : jusqu’à quel point la compétence gêne les décideurs ? Si l’on examine notre époque, on s’aperçoit que le mot médiocrité est évoqué en permanence.  Il y a de la déception dans l’air.

Il convient de questionner l’origine du mot Médiocrité qui ne définit plus l’anathème qu’une élite dépositaire du bon goût et des savoirs réservait aux membres de la classe moyenne. Le concept  désigne plutôt un régime d’organisation aux opérations, procédures et pensées préétablies. Cependant, la médiocrité est visible à tous les niveaux. Dans notre société, nous remarquons la consécration d’une politique des complexes  prime la médiocrité.

La médiocrité  est devenue  la norme à travers  les programmes télévisés du ramadan qui sont  ridicules, vides et superficiels. La médiocrité  est politique, avec une classe de décideurs gênés par la compétence de jeunes marocains. Ce dirigeant qui ne cesse de propager le populisme, préférant caresser les bas instincts des gens, au lieu de les hisser à d’autres niveaux. Si notre pays doit sombrer un jour ou s’effondrer, ce ne sera ni à cause de l’absence de droit, ni de la pauvreté, ni de la liberté, mais tout simplement à cause de la médiocrité. L’amateurisme, les soubassements politiques et le déficit de professionnalisme. La médiocrité, pour paraphraser Nietzsche, est cette corde tendue entre l’abomination et l’excellence, une corde au-dessus de l’abîme.  Tandis que L’homme doit être pensé dans ses rapports sociaux et au niveau ou se règlent et se décident ces rapports, celui de l’Etat.

Il devient le sujet actif de sa propre histoire lorsqu’il ordonne les découvertes et les lois de l’univers à sa propre activité. Elle est économique, culte de la rente et des prébendes, de l’argent facile issu de la spéculation et des connivences entre cercles de pouvoir, négation de l’effort, du risque et de l’intelligence créatrice qui sont à la base du capitalisme. La médiocrité est visible aussi sur le plan social, qui  règne du paraître et de l’insignifiance. Nous pouvons considérer que le problème de médiocrité sur le plan économique est dû à un problème de  gouvernance car des productions médiocres choquent le public marocain avec de l’argent facile issu de la spéculation et des connivences.

médiocre

Il est apparaît manifeste que e gouvernement actuel marocain a du mal à créer une dynamique et se montre toujours incapable de trouver des solutions efficientes donnant un nouveau souffle de raffinement sur tous les plans.  Même la culture s’enlise davantage dans une médiocrité alarmante : inefficience, incapacité de trancher sur des dossiers épineux par une vision claire comme celui d’une politique culturelle et médiatique, l’encouragement de l’excellence et la compétence. L’ambiguïté et le manque de vision de l’exécutif ne peut qu’aggraver une situation déjà illisible.

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Fayrouz Fawzi

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