Maroc

Mohammed VI: Quand la calomnie se retourne contre ses auteurs…

Image: Europe 1
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En quelques heures, la blogosphère s’est enflammée. Le Roi Mohammed VI serait décédé des suites d’un malaise cardiaque. Une rumeur très malveillante mise en ligne sur l’un de ses sites des plus anonymes qui vendraient père et mère pour trois clics de plus. Il n’en fallait pas davantage pour que la rumeur fasse boule de neige et soit récupérée par le Polisario et sa propagande toujours disposée à dégainer. Sur certains blogs amateurs, les anti-système se « félicitent » allègrement, prenant la rumeur pour de l’argent comptant. D’autres blogueurs évoquent des détails sur la vie privée du Souverain comme s’ils avaient passé toute leur vie auprès de lui. Maintenant que ces élucubrations sont démenties, deux questions se posent:

D’abord, à l’ère de l’information virtuelle et de l’insulte gratuite sur les réseaux sociaux, qui va demander des comptes à ces individus? Le vide juridique en la matière au Maroc rend très difficile toute poursuite judiciaire à une époque où la ligne de démarcation entre les calomnies les plus scabreuses et la liberté d’expression n’est pas clairement définie. Et pourtant, certains pays comme le Canada ont osé aller de l’avant même avec des résultats assez mitigés. Ainsi, au lendemain des attentats de Québec, quelques ambassadeurs émérites du Front National – version Jean-Marie Le Pen – dans ce coin du monde ont dit tout le mal qu’ils pensaient des arabes et des musulmans sur les réseaux sociaux et certains parmi eux ont carrément appelé au meurtre. Les autorités tant fédérales que provinciales n’ont goûté que modérément à cette « liberté de ton » et ont procédé à plusieurs arrestations. Signal fort et bienvenu.

Arrestations au pif?

Un tel cas de figure serait-il envisageable au Maroc? C’est à dire une vingtaine d’arrestations au pif visant un certain nombre « d’insulteurs professionnels » ou de calomniateurs qui rapportent des informations comme celle relative au décès du Souverain? Quand on se réjouit d’un décès, on doit rendre des comptes. À fortiori lorsque la victime de ces calomnies est le Roi en personne. Il y a donc urgence à se pencher sur l’appel à la haine sous toutes ses formes sur les réseaux sociaux. Sinon, ceux qui croient en l’impunité, vont aller toujours plus loin. Certes, c’est très difficile à mettre en pratique puisque certains esprits enfiévrés de haine ne se trouvent même pas au pays, ce qui complique singulièrement la traque, mais à un certain moment, quelques arrestations peuvent dissuader pas mal d’illuminés.

La deuxième question qui se pose est la suivante: De quoi ont l’air les médias propagandistes du Polisario qui ont rapporté ce « scoop »? Ils doivent être dans de beaux draps, car en prêtant foi à des fadaises sans queue ni tête, on finit par faire douter ceux qui vous soutiennent et qui sont dans l’ignorance de vos pratiques. Sur ce point, le Polisario compte pas mal d’antécédents! Finalement, c’est un mal pour un bien, car même ceux que l’on ne pourrait qualifier de monarchistes de première heure sont montés au créneau pour condamner ces calomnies. Au-delà de toute idéologie, c’est une question de principe. Les auteurs de « l’info du siècle » se sont pour ainsi dire mis à nu et les insulteurs imbéciles qui se sont « félicités » du décès du Souverain doivent se sentir bien seuls!

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