Maroc

Musique chaabi: La foire au piratage!

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 Au Maroc, dès qu’on évoque le phénomène  du piratage  de la musique chaâbi,  notre pensée semble se focaliser de suite sur les CD gravés  et écoulés illégalement dans les quatre  coins du Royaume. L’ancrage d’une telle idée dans l’esprit des marocains, est  dû en partie, aux   chanteurs eux mêmes, qui ne cessent d’évoquer les  répercussions négatives  du piratage de leurs CD  sur leur motivation, leur création et éventuellement sur leur carrière.

Or, ce qu’ils se gardent tous de dénoncer, c’est le piratage dont ils sont eux-mêmes à la base parfois.
 Nous pensons, en disant cela, aux 80% des  chanteurs marocains du chaâbi, qui en dépit de leur « célébrité » de façade,  ne sont  auteurs d’aucune chanson!!! Tout au long de  leur  carrière, ils n’ont fait que rechanter et réenregistrer les chansons des autres… sans jamais en demander l’autorisation.

Dans ce climat malsain et peu propice à la création,  peut-on encore avoir les ressources nécessaires pour persévérer encore et continuer de  travailler d’arrache-pied, lorsqu’une armada de chanteurs , n’attend que la fin de votre labeur et  de votre création, pour s’y jeter dessus et s’accaparer gratos, le produit fini et affiné ?

Une pratique largement répandue...
Une pratique largement répandue…

Et si une  loi  voit le jour pour défendre les intérêts des vrais artiste, c’est à dire ceux qui ne cessent de créer et d’innover? Peut-être que ceux  qui passent et repassent en boucle sur nos petits  écrans aujourd’hui, finiront par disparaître des circuits artistiques…à jamais

Et tout ceux qui continuent d’exiger, à cor et à cri, une répression à l’encontre du piratage, n’en  mesurent pas, à notre avis,  l’impact néfaste qu’une telle  décision puisse avoir sur la suite de leur propre carrières. Néanmoins,  s’il se trouve au milieu d’une telle  jungle artistique, certains chanteurs du chaâbi qui sont à féliciter, car ayant mis un point d’honneur à continuer de créer et d’enrichir cette couleur musicale, nous citerons la regrettée Fatna Bent El Houcine (Kharnoucha, Hajti Fi G’rini, L’Hasba…) et Stati (Sidi Ahmed, Ach Sammak Allah, Ali Day …) entre autres.

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Abdallah Hanbali

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