Maroc

ONCF: Quand un service public suscite une indignation unanime…

Image: Wikipedia
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Tout citoyen marocain non habitué à prendre le train aurait tendance à penser que les innombrables critiques qui visent l’ONCF comportent une dose appréciable d’exagération. En effet, que ce soit sur Facebook, sur YouTube ou dans les médias nationaux à large diffusion, il ne se passe pratiquement pas un jour sans que le bataillon de mécontents ne soit renforcé. Pire encore durant la période estivale qui connaît un fort achalandage et où les nerfs deviennent un peu à fleur de peau. Quand on est trop habitué au petit confort de sa voiture, on est presque tenté de prendre en pitié la direction de l’ONCF face au nombre impressionnant de critiques essuyées. Mais quand on a la « chance » de prendre régulièrement le train, il est pratiquement impossible de ne pas vouer aux gémonies ce service public.

Climatisation en panne un compartiment sur deux en plein été, toilettes nauséabondes, absence presque totale de communication, trains datant de presque quarante ans dans certains cas, et surtout… retards réguliers qui peuvent se chiffrer en heures quand on prend le train en provenance de Tanger, d’Oujda ou de Fès… Voilà de quoi ont l’air les chemins de fer du Royaume à une époque où on présente la Ligne à Grande Vitesse comme l’illustration parfaite du Maroc en mouvement. De Tanger et de Fès à Casablanca, la quasi totalité des gares sont en travaux, ce qui peut entraîner un retard d’une bonne trentaine de minutes pour les trains en provenance de Casablanca et plus d’une heure pour les trajets plus longs.

Déficit d’image…

Devant un tel mépris envers les usagers, une impression désagréable se dégage: Tout est fait pour la fameuse LGV, qui ne sera certainement pas à la portée de toutes les bourses. On ne débourse jamais tant de milliards pour proposer des tarifs accessibles. Autrement dit, le paquet est mis pour promouvoir un service nullement destiné aux petites bourses et peu importe le désagrément occasionné aux usagers. En attendant, l’image de l’ONCF aux yeux des citoyens est pitoyable en cette période de travaux effrénés et il faudrait que cette institution déploie des trésors d’énergie pour récupérer un semblant de crédibilité. Quand on rate un rendez-vous d’affaire, un concours important ou pire encore un avion à cause d’un retard de train, c’est grave et pour le moment, l’ONCF ne semble pas être consciente du préjudice subi en termes d’image.

Bien des usagers s’interrogent sur l’incidence de ce service défaillant sur le dossier du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde. La réflexion est loin d’être idiote. Le train est un service essentiel pour se rendre d’une ville à une autre et quand le retard se chiffre en heures, on peut bien rater un match par exemple. Bien entendu, ce n’est qu’un détail parmi d’autres, mais cet été 2018, de l’avis de bien des usagers doit être mentionné dans les annales de l’ONCF de la manière la plus négative qui soit. Certes, il faut se garder de critiquer vertement les responsables avant d’écouter leur version, mais quand les mécontents se comptent par milliers, difficile de leur trouver des circonstances atténuantes.

 

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Espace MRE

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  • Public transportation especially the train in Morocco is the worst way to travel, it ruins all you plans and commitments, taking train means delay, means lack of ac, chaos of queuing, chaos inside the train itself, non organisation it s a mess . Nevertheless people still take it and pay money, I don t understand till when are we gonna bear with that!!!!