Maroc

ONU: Quand le Maroc cloue au pilori le Venezuela

Image: Aujourd'hui.ma
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‘ Il est regrettable que la population du pays le plus riche de la région avec son pétrole et son gaz naturel soit condamnée à la pauvreté et à la misère à cause de la confiscation des richesses nationales par l’oligarchie dictatoriale chaviste’. C’est ce qu’a déclaré en substance mardi 18 avril l’ambassadeur du Maroc aux Nations Unies Omar Hilal à l’adresse du représentant du Venezuela  lors du réunion consacrée au financement des objectifs de développement durable. Qu’est ce qui a justifié une telle sortie? Le fait que l’ambassadeur du pays latino-américain ait appelé à la ‘ concrétisation desdits objectifs tout en tenant compte des territoires occupés que sont la Palestine et le Sahara occidental’. Il n’en fallait pas plus pour que M. Hilal sorte de ses gonds en rappelant à son homologue venezuelien la réalité de son pays.

‘ En dépit de toutes ses ressources, il est dramatique de constater que les enfants de ce pays en soient réduits à calmer leur faim à même les déchets publics’ a-t-il ajouté. Une réalité flagrante puisque le régime chaviste,  malgré la manne pétrolière et gazière, s’avère incapable de faire face aux attentes de la population et le climat social y est explosif et les manifestions y sont quotidiennes. Omar Hilal a aussi rappelé à cette occasion que ‘ le Maroc n’a pas attendu l’adoption des Objectifs de développement durable pour passer à l’action. 7 milliards de dollars ont été investis au Sahara à même les fonds d’investissement publics’. Enfonçant le clou, M. Hilal a indiqué encore une fois à l’adresse de son homologue venezuelien que ‘ la population marocaine n’est pas contrainte de parcourir des distances considérables pour s’approvisionner en denrées de première nécessité contrairement  ce qui est constaté aujourd’hui au Venezuela’.

Le régime chaviste s’y connaît en manœuvres de diversion. En proie à des problèmes sociaux inextricables, il cherche à s’attirer la sympathie des pays en voie de développement en soutenant des causes à forte charge émotionnelle comme celle du peuple irakien en 2003 lors de la deuxième guerre du Golfe, la question palestinienne qui demeure présente dans le cœur du monde arabe et musulman, ou encore le peuple cubain. Un activisme qui a certainement valu au régime chaviste quelques sympathies, mais qui cache mal la faillite d’un système.

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Harakat Ismail

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