Maroc

Polisario: Les dessous d’un financement

Démonstration de force du Polisario. Qui finance? www.alakhbar.info
Démonstration de force du Polisario. Qui finance? www.alakhbar.info
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Depuis plusieurs décennies, le Polisario se pavane dans les quatre coins du monde pour plaider la thèse séparatiste avec la foi d’un  Récollet. Ainsi, retrouve-t-on ses activistes à Stockholm, La Havane, Washington, Le Cap…sans parler de ses fiefs naturels que sont Alger et Madrid. Pour faire acte de présence autour du globe, ça prend de l’argent, beaucoup d’argent en termes de billets d’avion, de frais de séjour, de mobilisation des manifestants, de location des salles pour des conférences…Qui finance une telle opération, sachant qu’officiellement le Front Polisario se trouve dans une situation présentée comme indigente? D’abord, il y a le soutien peu discret de l’Algérie et qui ne s’est pas démenti depuis l’éclatement du conflit. Une « solidarité » en armes et en espèces sous couvert de « droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ». Touchés par la Grâce du Tout-Puissant comme Mère Teresa devant la misère de Calcutta, les généraux D’Alger se sont découvert depuis 1975 une fibre sensible et ont décidé dès lors de tout mettre en œuvre pour voler à la rescousse du « peuple sahraoui ».

Ce soutien aurait pu avoir un sens si le peuple algérien lui-même nageait dans l’opulence et si la manne pétrolière se chiffrant en milliards de dollars de recettes profitait au pays en investissements et en création d’emploi. Ce n’est pas du tout le cas. Les jeunes algériens ne rêvent que de quitter leur pays faute d’alternatives viables et la grande majorité de la population ne comprend pas qu’une somme délirante profite à une « cause » qui ne les concerne pas. Si la population algérienne était consultée par voie de référendum sur la question de la réouverture des frontières avec le Maroc, le oui l’emporterait de manière écrasante. Les généraux d’Alger sont les premiers à le savoir. Ayant failli à leur mission économique et sociale, ils se servent par conséquent de la question du Sahara comme d’un exutoire. Malheureusement pour eux, cette stratégie ne fait plus recette…

L’hypocrisie des ONG

Concernant l’Espagne, autre partie  impliquée directement dans ce conflit, il y a lieu de souligner le rôle qu’entend jouer la formation Podemos en faveur des séparatistes. Dans un pays qui connait un blocage politique inextricable depuis plusieurs mois, Podemos a pris fait et cause en faveur du Polisario tout comme Izquierda Unida ou l’aile gauche du Parti socialiste ouvrier espagnol. Autant dire, que les alliés politiques du Polisario en Espagne sont nombreux, notamment au niveau de la gauche. Mais même en dehors de la politique, le Polisario fait pratiquement le plein dans les médias, les arts et les lettres et surtout au niveau de la société civile, expression vague et sujette à bien des interprétations. Or, justement, ce sont les ONG espagnoles – et européennes à un degré moindre – qui financent en partie l’activisme du Polisario à travers le monde et lui confèrent cette visibilité permanente depuis le déclenchement du conflit.

Ce soutien apporté par ces ONG n’est pas désintéressé. Il obéit à un agenda et des fonds doivent être dépensés pour justifier la raison d’être même de ces associations. Lesquelles n’ignorent guère qu’une partie appréciable de ces fonds sont détournés une fois sur place à Tindouf et, surtout savent de quoi est fait le quotidien des sahraouis dans cette zone sous contrôle algérien et quelle est la réalité des droits de l’homme dans les campements.

Maintenant, comment expliquer le soutien de certaines institutions comme la Fondation Kennedy ou certaines ONG en Suède ou en Amérique Latine? Par l’ignorance tout simplement! Cet appui affiché à des milliers de kilomètres de distance s’explique essentiellement par une méconnaissance totale de la nature du conflit. Tout ce que ces « sympathisants » ont retenu, c’est qu’il y a quelque part en Afrique du Nord, un « peuple qui lutte pour son indépendance ». Une formule qui fait mouche et qui suscite bien des sympathies. Or, ces mêmes ONG monteraient-elles au créneau si une partie de leur propre pays devait être amputée?

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Harakat Ismail

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