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Russie 2018: Les Lions, otages des Ibères!

Image: Le Parisien
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Le tirage au sort des phases finales de la Coupe du monde de football 2018 a été peu clément pour le Maroc ce vendredi 1er décembre. D’abord et avant tout, un adversaire paraît hors de portée: L’Espagne qui a retrouvé pratiquement depuis un an les sensations qui ont fait d’elle la meilleure équipe de la planète entre 2008 et 2012. Le tiki-taka est de retour avec l’avènement d’une nouvelle génération de virtuoses conduits par Isco, Morata, Carvajal… qui se greffent aux vétérans Iniesta, Sergio Ramos, Pique ou encore David Silva. Aucun problème de relève donc pour le sélectionneur Lopetegui qui peut pratiquement aligner deux équipes compétitives au plus haut niveau. La manière avec laquelle la Roja a survolé son groupe lors des éliminatoires a quelque chose d’intimidant. En outre, la Roja a réussi la prouesse de battre la France en amical 2-0 à Paris il y a quelques mois, alors que les Bleus sont à leur tour considérés parmi les favoris.

Concernant le Portugal de Cristiano Ronaldo, il figure évidemment parmi les attractions de la compétitions. Champions d’Europe et tête de série du groupe, les Lusitaniens semblent moins rodés en tant que groupe que l’Espagne pour prétendre au titre. Plusieurs individualités valant énormément d’argent sur le marché, mais reste à voir si les Ronaldo, Pepe, Guedes, Semedo et les autres pourront constituer un bloc suffisamment solide pour aller le plus loin possible. Pour l’instant, même si les Portugais sont les champions d’Europe en titre, ils semblent un cran au dessous des espagnols. En 1986, lorsque le Maroc avait battu le Portugal à Guadalajara 3-1, les vedettes portugaises de l’époque ne valaient pas moins que celles d’aujourd’hui avec les Paolo Futre, Rui Aguas, Joao Pinto, Jaime Pacheco et les autres.

Concernant l’Iran, entraînée par l’ancien sélectionneur du Portugal Carlos Queiroz, c’est la grande inconnue du groupe. Cependant, cette sélection figure parmi les plus fortes d’Asie. Au niveau du Japon ou de la Corée du Sud, donc d’une qualité que l’on pourrait qualifier de comparable aux Lions de l’Atlas. Autant parler d’un adversaire relativement accessible même si rien n’est joué. Les hommes de Queiroz n’ont pas vraiment de vedettes et des éléments comparables à Ali Daei ou à Mahdi Mahdavikia, les stars de 1998. La marge à la surprise est toujours possible. En 1986, personne n’aurait misé un sou au premier tour sur les hommes de José Faria face au Portugal de Futre, à l’Angleterre de Lineker ou la Pologne de Boniek. Il a fallu  attendre la dernière journée du groupe pour que la situation se débloque grâce à un héros tout à fait inattendu: Abderrazaq Khaïri. Plus de 30 ans plus tard, la marge à la surprise est toujours possible… sauf peut-être face à l’Espagne.

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