Divertissement

Virée chez l’oncle Sam. 1ère partie

Image: vagabond.no
Image: vagabond.no

En quittant le Québec vers l’Ontario, à la hauteur de la rivière Beaudette, on réalise toute de suite qu’on roule sur du velours et que les amortisseurs ne courent aucun risque de s’enliser dans une crevasse géante. Tendance qui se confirme davantage à la frontière américaine au point des Mille Iles ontariennes, là où commence l’autoroute 81. Sans tarder, on s’aperçoit que cet axe principal qui traverse plusieurs états est littéralement encombré en dépit de la largeur de la chaussée. Il est vrai que les États-Unis comptent un parc de 130 millions de véhicules particuliers, sans parler des poids lourds. De quoi convertir les routes en cauchemar les fins de semaine.

En pénétrant en Virginie, plusieurs centaines de kilomètres plus tard, après avoir parcouru en longueur les États de New York, de Pennsylvanie et de Virginie Occidentale, on accède au fief confédéré, avec ses batailles, sa mentalité particulière et son accent nasillard. En dehors des merveilles de la nature faites de cascades, de lacs féeriques, de bois et de rochers majestueux, le voyageur se rend compte qu’en dépit de la différence notable dans le taux de change entre le Huard et le dollar US, le coût de la vie est bien plus intéressant chez les voisins du Sud. Le gallon d’essence se négocie entre, 2,10 et 2,60$ selon les États, alors que celui du lait coûte environ 3$ US, contre 6,60 $ canadien au Québec. Le fromage, de même que le vin et autres produits d’usage quotidien sont bien plus accessibles.

Des mitaines au bermuda

Tout ce qui brille n’est pas or, toutefois, car si on se perd dans un quartier mal famé, on s’aperçoit tout se suite qu’il y règne une misère méconnue au Canada avec des taudis qui rappellent davantage le tiers-monde que la puissance d’un pays dont l’économie pèse plus de 17 ooo milliards de dollars. N’empêche. S’habiller et s’y nourrir y coûte pas mal moins cher et il suffit d’avoir une situation stable pour pouvoir s’offrir un train de vie plus confortable qu’au Québec. Cependant, en l’absence d’un système de protection sociale comparable, ces avantages sont à relativiser. Il ne faut pas oublier non plus que si le quotidien coûte bien moins cher, l’accès à la propriété ou un loyer dans une ville de dimension moyenne peut coûter jusqu’au triple par rapport à Montréal. Sous set angle, quand on se compare, on se console.

Autre constat, mais là il fallait s’y attendre: À la frontière entre la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, le climat change considérablement et la neige disparaît totalement, laissant place à une douceur impropre à un 25 décembre. De fait, à Savannah, en Géorgie peu avant la Floride, vous pouvez oublier complètement vos tuques, mitaines et autres habits de neige au profit d’un pull estival et d’un bermuda. Même au Maroc, cette sensation est méconnue à cette hauteur de l’année. Une fois en Floride, la tendance se confirme pour de bon et le chauffage laisse définitivement place à la climatisation. Dans cet État ensoleillé en permanence, rares sont les hôtels qui disposent d’une piscine intérieure puisqu’on peut se baigner à tout moment à l’air libre. Pour ceux qui entreprennent le voyage en voiture pour la première fois depuis le Québec, la sensation est pour le moins grisante.

Une halte à Cocoa Beach constitue un excellent point d’ancrage, puisque cette plage donnant sur l’Atlantique se trouve à une courte distance d’Orlando et de ses incomparables attractions, mais aussi de Cap Canaveral et son centre spatial Kennedy. Sans parler des attractions locales qui méritent à elles seules les trois jours de voyage que requiert un tel voyage. Dans la deuxième partie du récit, nous vous entretiendrons des merveilles de la Floride, de Jacksonville à Key West et de Miami à Tampa. À suivre.

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Harakat Ismail

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