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Youssef Rossi: Deux mois de prison avec sursis pour… ‘calomnies’ contre Faouzi Lakjaa

Image: Hibapress
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L’ancien international marocain Youssef Rossi a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à plus de 500 000 dirhams d’amende par le tribunal de première instance d’Aïn Sbaa pour « calomnies » contre la personne du président de la Fédération royale marocaine de football, Faouzi Lakjaa. Le verdict, annoncé par les médias lundi 5 novembre fait suite à un « post » absolument incendiaire signé par l’ancien international sur Facebook en juillet 2018. Il y a notamment accusé M. Lakjaa d’avoir « blanchi de l’argent », d’avoir « renfloué son compte bancaire en Suisse après avoir détourné des fonds publics » et d’avoir converti la candidature du Maroc à l’organisation du Mondial 2026 en « farce ». Le tout, en exigeant une « reddition des comptes pour tout ce qu’il a fait ». Plus grave encore, Youssef Rossi accuse M. Lakjaa de l’avoir « menacé de mort par le biais d’hommes de main » et qu’il « détient toutes les preuves des accusations mises en avant ».

De deux choses l’une. Ou Youssef Rossi détient des preuves irréfutables de ce qu’il reproche à Faouzi Lakjaa et dans ce cas, le patron de la FRMF devra être entendu par la justice comme n’importe quel justiciable. Ou alors, l’ancien défenseur des Lions de l’atlas aurait lancé un ballon d’essai au vitriol sans calculer les conséquences de son geste, dans l’espoir de susciter l’indignation du microcosme footballistique marocain. Et dans ce cas, il devra assumer pleinement les conséquences de sa sortie. Si jamais la sortie de Youssef Rossi s’apparentait à un coup de bluff, il aura alors fait montre jusqu’au bout d’un amateurisme insondable. C’est qu’à 45 ans, Youssef Rossi n’est plus ce gamin fougueux et prometteur de 20 ans qui pouvait se permettre de débiter des balivernes. Il donne bien au contraire l’impression d’être un adulte réfléchi et doté d’un niveau intellectuel sensiblement supérieur à la moyenne sportive marocaine. Ce qui le rendrait alors encore moins excusable.

Des preuves, sinon…

Nul doute que cet épisode va déchaîner les passions entre pro Lakjaa et pro Rossi. Si ce dernier entend faire appel du verdict rendu par le tribunal d’Ain Sbaa, ce qui semble probable, il devra alors présenter ce qu’il considère être des preuves irréfutables pour inverser la décision. Rappelons que même au sein de sa propre famille sportive, celle du Raja, Youssef Rossi s’est fait pas mal d’ennemis dont l’ancien international Mustapha Khalif qui lui voue une animosité viscérale. On peut partir du principe que, pour avoir mis en ligne un tel message, Youssef Rossi doit en vouloir et pas qu’un peu à M. Lakjaa, depuis un certain temps déjà. Il va devoir désormais réfléchir à ses futures sorties virtuelles pour ne pas se mettre dans de beaux draps. Car le fait d’avoir fait les beaux jours du Raja et des Lions de l’Atlas n’est pas synonyme de passe-droit.

S’il n’est pas en mesure de produire les preuves de ses accusations, Youssef Rossi risque d’effectuer, même dans sa retraite, une longue traversée du désert. Les portes de la fédération lui seront pour un bail fermée et une éventuelle carrière d’entraîneur semble tout à fait compromise… du moins au Maroc. Maintenant, si un coup de théâtre se produit et s’il parvient à rendre publics les éléments qu’il soutient détenir, imaginez le scandale et ses ramifications!

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